BIAVA Laurence

 
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Laurence Biava est romancière, essayiste, chroniqueuse littéraire chez ActuaLitté et présidente des prix littéraires Rive Gauche à Paris et des Savoirs. Elle est également agent d’auteurs et anime plusieurs ateliers littéraires. Juriste de formation spécialisée dans le droit des assurances, passionnée de littérature et de philosophie, son engagement politique lui permettra de se frotter au métier d’attachée parlementaire pendant un an et demi. Par la suite, son engagement toujours intact, elle écrira plusieurs essais dont Emmanuel Macron, mon futur antérieur (Le Lys Bleu, 2018). Son investissement littéraire s’est intensifié il y a une dizaine d’années et un livre ne suffirait pas à détailler ses différentes activités. Depuis respectivement 12 et 11 ans, elle s’attache à faire rayonner le Prix Rive gauche à Paris et le Prix des Savoirs, le premier récompensant deux fictions – française et étrangère, le second un essai grand public. Féministe engagée, elle crée en 2021 l’association Les Droits de la femme, à travers laquelle elle mène des ateliers d’écriture à l’attention des femmes victimes de violence, pour lesquelles l’écriture a valeur de résilience. Depuis quelques années, un nouveau projet lui tient à cœur : la formation d’un Colloque littéraire du Printemps à Saint-Quentin en Yvelines. L’idée serait d’investir des salles de cinéma pour parler littérature et cinéma, deux arts vivants souvent mêlés. Ca tombe bien Quelque chose de Tennessee est un roman qui parle de cinéma. Peut-être la première marche vers ce projet qui devrait trouver son épilogue en 2023.

 
 
100 menaces qui pesent sur la planete et l humanite

Jamais la planète n’a dû faire face à une situation aussi dramatique que celle que nous connaissons aujourd’hui. Jamais les crises qui la secouent n’ont atteint une telle acuité. Que ce soit sur un plan environnemental, démographique, social, moral, technologique, sanitaire, idéologique, qu’il s’agisse du recul de la biodiversité, de la pollution de l’air, de l’eau, des sols, de la désertification, de la menace nucléaire, des drogues, de la « malbouffe », des dictatures dures ou des démocraties molles, des nanoparticules, de la surexploitation des ressources, de la surpopulation, de l’intolérance religieuse, de la dégradation de l’enseignement ou de la sacrosainte croissance, les menaces qui pèsent sur le monde et l’humanité sont de tout ordre, mais se rejoignent sur le degré de leur gravité. J’ai passé en revue ces faits alarmants qui sont autant d’épées pour les Damoclès que nous sommes. Ce livre se veut bien plus qu’un simple constat. Il se propose de faire émerger une prise de conscience et une réaction militante, conditions sine qua non de la préservation de notre planète et de ses habitants.

 
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1973 : l'autre 11 septembre. Sud de la France, début des années 2000. Sebastian, Augusto Sandoval-Salinas retrouve liberté et identité civile au sortir du monastère, quittant l'habit après seize ans d'une vie religieuse engagée lors d'une crise politique qui a marqué son pays d'origine, le Chili. Qui est-il ? Lui-même ne le sait plus tout à fait, tant ses identités sont multiples comme ses lieux de vie. "Je ne suis pas ce que je crois être" dit-il. Le hiatus est puissant. Grâce à l'association des Chiliens en exil, convaincu d'avoir été enlevé à sa famille pendant le coup d'état militaire, disposant seulement d'un certificat de naissance émis rétroactivement par l'administration Pinochet, Sebastian suit les traces que sa mémoire veut bien lui restituer et remonte à ses origines.

 
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Née en 1856 en Iran, Henriette mena dès le remariage de sa mère avec le médecin personnel des Shahs de Perse, la vie d'une petite princesse kadjare sans subir les contraintes que le chiisme imposait aux femmes. Après un premier mariage raté dès 16 ans avec son professeur de piano, elle rejoint sa mère à Paris fin 1878. Conquérant son indépendance dans la société française, elle devient artiste-peintre après s'être inscrite à l'Académie Julien et admise à exposer au Salon de Paris. Ce privilège rare pour une artiste féminine lui assura une immense notoriété pendant 20 ans et fit d'elle une portraitiste recherchée. A travers une enquête pointilleuse et 6 années de recherches, Laurence Biava rend un bel hommage à la portraitiste, trop méconnue. L'origine de ce travail ? La découverte d'un tableau chez un antiquaire signé "Htte de Téhéran".

 
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Au mitan de sa vie, la célèbre actrice Anita Deweers ne trouve plus de rôles à sa mesure. Refusant les personnages de mères, acceptant des films de plus en plus médiocres, Anita est arrivée à un tournant de sa vie professionnelle : elle doit rebondir ou disparaître. En l'absence du rôle qui relancerait sa carrière, Anita se jette à corps perdu dans un projet titanesque : un remake italien de la pièce de Tennessee Williams Doux Oiseau de jeunesse. Reste à trouver les partenaires prêts à se lancer dans ce pari un peu fou. Hommage au cinéma des années 1960 et à l'oeuvre de Tennessee Williams, ce roman résolument féministe suit la construction d'un film du projet au tournage. À travers des thèmes tels que la perte de la jeunesse et de la gloire, la quête et la séduction ou encore les triangles amoureux, Quelque chose de Tennessee nous rapproche des mythes fondateurs du dramaturge américain. Une approche résolument cinématographique pour ce drôle d'objet littéraire indiscutablement réussi.

 
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« Cet ouvrage est dédié aux femmes de ma vie, aux sœurs de combat et à mes fils. Avant la préface où je rappelle mon parcours militant et féministe, je précise qu’il fut également écrit à la mémoire des 22 collaboratrices du magazine La Vie heureuse qui, pour constituer une contre-proposition au prix Goncourt jugé misogyne, ont créé en 1904 le prix Fémina préalablement nommé le prix Vie heureuse. Ce Prix avait été décerné pour la première fois le 4 décembre. Je trouvais original d’adresser ce clin d’œil à ces écrivaines en sous-titre. »