Charles FIASSON

"Toubib des vaches" Un manuscrit écrit par son père, Raymond Fiasson.

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Filleul du général de Gaulle, Charles Fiasson révèle les écrits inédits de son père au service de la France : un vétérinaire d'exception, témoin rare et aventurier du XXᵉ siècle.

Retrouvées par hasard dans de vieux cartons rescapés d’un incendie, les Mémoires inédits d’un vétérinaire français au parcours hors du commun, sur quatre continents, voient enfin le jour en 2025. De l’Afrique à l’Asie, du Venezuela à la Turquie, ce témoin privilégié de l’Histoire raconte une vie consacrée aux animaux… et à la France. Rencontre avec son fils Charles Fiasson, filleul du général de Gaulle, âgé de 84 ans. 

 

Un manuscrit oublié, sauvé des flammes

Toubib des vaches couverture

Pourquoi avoir attendu à 2025 pour publier un livre terminé dans les années 1980 ?

En fait, j’ai retrouvé des annotations datées de 1992, soit deux ans avant sa mort. Mon père avait déjà écrit plusieurs livres : « L’homme contre l’animal », « Le parc du W », « Des Indiens et des mouches »,… Il nous avait dit qu’il voulait écrire sur sa vie, mais sans jamais rien nous montrer. Lorsque nous vivions au Laos, sans radio ni télé, tous les soirs il nous lisait quelques pages d’un roman policier qu’il était en train d’écrire… C’était à la fin des années 50. En 1994, lorsque nous avons vidé la maison de famille à Saint-Vidal (43), mes frères m’ont chargé de déménager les affaires. J’ai alors dû transporter des tas de cartons, jusqu’à ma maison à Vers, près de Cahors, sans savoir ce qu’ils contenaient précisément. De temps en temps, j’en ouvrais quelques-uns… J’ai commencé par les films de ma mère qui étaient en Technicolor Kodacolor. Puis, survient un incendie en 2013. Les cartons qui étaient dans le garage ont été sauvés, mais beaucoup d’autres ont été détruits. Ainsi, tous les films de ma mère ont péri, parce qu’ils étaient sur la table du salon où j’étais en train de travailler, c’est-à-dire 25 000 photos et des films, dont plusieurs ont été primés à Paris au Canada au Japon… Après cet incendie, même si la maison a été restaurée, avec mon épouse nous avons préféré quitter les lieux, pour une habitation plus spacieuse, au sein de laquelle j’ai pu aisément ranger les cartons contenant les affaires de mes parents, sans toutefois les ouvrir.