FAU Gilles 2019

Dsc 0434 1200

Gilles Fau, directeur d’école honoraire, est diplômé d’archéologie à l’EHESS.

Il est l’auteur de romans, de nouvelles, d’ouvrages d’archéologie et d’un Dictionnaire des mots oubliés.

 

BIBLIOGRAPHIE

 

Histoire des fouilles et découvertes archéologiques à Roucadour (Thémines, Lot) 1925-2000

(La période 1995-2000 est traitée par Jean Gascό)

Centre d’anthropologie et préhistoire de Midi-Pyrénées - Racines (2001)

 

Paroles d’archéologues

Publication des associations Racines et Préhistoire quercinoise et du Sud-Ouest

Publication Racines - Éditions du Ver luisant (2002)

 

À l’heure où les ombres s’allongent

Nouvelles

Éditions du Ver luisant (2003– seconde édition 2010)

 

Dictionnaire des mots oubliés

Publication Racines - Éditions du Ver luisant (2004-seconde édition revue et augmentée 2017)

 

Le goût du large

Nouvelles

Éditions du Ver luisant (2005– seconde édition 2010)

 

Piano et tire-bouchon

Publication Racines - Éditions du Ver luisant (2006 Éditions du Ver luisant - seconde édition 2010)

 

Ce que ta plume voudra

Roman

Éditions du Ver luisant (2010)

 

Regards sur l’archéologie

DVD et CD

(Avec la participation de Caroline Mey-Fau et Monique Piarulli-Bonello)

Publication Racines (2012)

 

Le hameau abandonné de Barrières (Miers-Lot) : Glanures, regards et déambulations.

Sous la direction de caroline Mey-Fau et Gilles Fau

Publication Racines (2013)

 

Akongawoux !

Roman (roman illustré par Gilles Palazy)

Éditions du Ver luisant (2013)

 

Ce que ta plume voudra et nouvelles (nouvelle édition illustrée par Gilles Palazy)

Roman

Éditions du Ver luisant (2015)

 

Serviteurs du vin – Tome I. Une galerie de cinquante portraits illustrés d’extraits d’ouvrages.

Histoire

Éditions du Ver luisant (2019)

Couverture finale t 1 copie

 LA DEPECHE DU MIDI

 

Directeur d’école élémentaire honoraire, rappelez-nous votre parcours littéraire.

Suite à l’obtention d’un diplôme d’archéologie à l’École des Hautes Études en Sciences Sociales, j’ai publié une Histoire des fouilles et découvertes archéologique à Roucadour – Thémines (2001). L’envie d’écrire ne m’a plus quitté. Ont suivi des recueils de nouvelles, deux romans, un Dictionnaire des mots oubliés etc.

Comment est née l’idée de ce nouvel ouvrage ?

Le vin est une de mes passions. L’étudier permet d’appréhender la géologie, la géo­graphie, l’histoire, les sciences, la mythologie, la religion, la philosophie, la littérature, les arts… Dégusté avec respect, le nectar de Bacchus nous livre ses secrets dans un esprit de partage convivial.

L’ouvrage Serviteurs du vin est un hommage à tous ceux qui ont contribué à son développement, à son amélioration, à son illustration. Le tome I brosse cinquante portraits. Un second tome, déjà achevé, paraîtra en janvier 2020. La galerie complète, de cent tableaux, conduit le visiteur de Dionysos à Bernard Dimey, poète à (re)découvir auteur de Syracuse chanté par Henri Salvador. 

Avez-vous un nouveau projet d’écriture en cours ?

La langue française, quelque peu malmenée, notre premier patrimoine, est une autre passion. En tant que secrétaire de Défense de la langue française – délégation du Lot et responsable de la section langue et littérature françaises de Racines, j’apporte ma modeste contribution à sa mise en valeur. Celle-ci constitue le meilleur moyen de la défendre. J’écris actuellement des nouvelles dédiées à sa richesse lexicale.

https://www.ladepeche.fr/2019/05/08/un-hommage-aux-serviteurs-du-vin,8187660.php

 

"LA VIE QUERCYNOISE EN PARLE"

 

M. Fau, votre ouvrage Serviteurs du vin  est consacré aux portraits de personnes (vignerons, écrivains, artistes, scientifiques) qui ont servi avec passion, le vin, le sang de la vigne, comme vous dites. Pourquoi ce sujet : le vin, pourquoi votre ouvrage, finalement vous êtes aussi passionnés du sang de la vigne que celles et ceux dont vous dressez les portraits ? »

M. Fau : En effet, le vin et son histoire sont une de mes passions. Les étudier permet d’appréhender la géologie, la géo­graphie, l’histoire, les sciences, la mythologie, la religion, la philosophie, la littérature, les arts… Dégusté avec respect, le nectar de Bacchus nous livre ses secrets dans un esprit de partage convivial.

La VQ : Du dieu tutélaire Dionysos au courtier diplomate et philosophe K. Digby du XVIIe siècle, vous brossez le portrait de cinquante personnages. Sans dévoiler toutes les facettes de votre ouvrage, quelles sont les faits, les écrits, les traits de certains de vos personnages que vous trouvez les plus délicieux ?

M. Fau :

Il est difficile d’effectuer un choix. Je choisirais trois personnages dans des domaines différents. Dans celui de la religion : la Bible et Jésus. La vigne et le vin sont au cœur de la relation entre l’homme et Dieu. La consubstantialité est patente. Julien Couard, dans sa thèse, recense dans la Bible près de 650 occurrences de termes qui leur sont consacrés. Traduit en 2 500 langues, publié à six milliards d’exemplaires, cet ouvrage fon­dateur associe étroitement dans une seconde Sainte-Trinité : Dieu, les hommes et le vin. Relation fusionnelle polyvalente et ambi­valente. Le vin, fruit du travail du vigneron et sang du Christ.

Dans le domaine de la médecine, en 1612, Jean Mousin publie De l’yvresse et yvrongnerie, premier ouvrage con­sacré exclu­sive­ment à ce que l’auteur nomme maladie : L’yvresse est l’occident de la santé, et l’orient de toutes maladies. Cette publication novatrice participe de l’essor de l’analyse médicale de l’enivrement du XVIe au XVIIIe siècle. Cette pratique habituelle semble concerner tous les peuples à toutes les époques. Le médecin possède encore une vision hippocratique et galénique du corps : Nous som­mes composez de parties solides, humorales, et spiritueuses, ainsi nous l’apprend Hippocrate nostre souverain dictateur. Cependant, cet esprit ouvert s’appuie sur des expériences journalières pour cons­tater que les doctrines grecques peuvent être prises en défaut. Il refuse ainsi l’affirmation que ceux qui sont enyvrés de biere ou cervoise tombent en arriere et à la renverse seulement, et que ceux qui le sont de vin, se laissent cheoir de tous costés comme dit Aristote. Les remèdes proposés contre l’ivresse des hommes et femmes sont, avec le recul du Temps, délicieux. Aux lecteurs de les découvrir dans l’ou­vrage ! 

Dans le domaine de la poésie, Omar Khayyâm (1048-1131), malgré l’interdiction coranique, clame : Bois du vin, c’est lui la vie éternelle [...] réjouis-toi un instant, car c’est cela la vie. La poésie de ce savant mathématicien et écrivain persan est gouleyante et n’a pas pris une ride : Lorsque, la tête basse, je me trouverai au pied de la mort, / Et que celle-ci m’aura déplumé comme un pauvre oiseau, /Alors, gardez-vous de faire de mon argile autre chose qu’une carafe ; /Car, peut-être alors, pris de vin, je recommencerai un instant à vivre !

Vins et religions – thèse droit du vin et de la vigne (2003).

Hippocrate : v. 460 ac – v. 370 ac. Médecin grec du siècle de Périclès. Considéré traditionnellement comme le père de la médecine.

Galien : 129 – 216. Médecin grec donnant la priorité à l’observation anatomique.

 

 

 

 

 

 

 

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